Anonyme, Chansonnier des théâtres, « LE BANQUEROUTIER », Avignon, 1852

Anonyme, Chansonnier des théâtres, « LE BANQUEROUTIER », Avignon, 1852

Au Moyen Âge, l’assimilation entre la faillite et la banqueroute est presque parfaite. Le débiteur est toujours perçu comme un fuyard en puissance qu’il faut neutraliser. Cette vision imprègne fortement le droit de la faillite tel qu’il voit le jour dans le premier code de commerce. Le commerçant est emprisonné dès le début de la procédure. La puissance des préjugés sur la faillite fait qu’il n’est pas nécessaire de prouver la fréquence de ces cas. Il suffit qu’il fasse grand bruit pour constituer une preuve que tous les faillis sont malhonnêtes et dangereux.

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