Témoignages

J’ai été agréablement surpris par la rapidité de prise en charge après que la Chambre des métiers m’ait parlé de ce nouveau dispositif : une psychologue m’a proposé un rendez-vous dans les jours suivants.

Être contacté aussi vite par une personne que je ne connaissais pas et qui m’a écouté fut un grand soulagement. Il est difficile de trouver les mots pour qualifier le mieux-être que cela m’a apporté, mais derrière tout cela, j’ai compris qu’enfin, je n’étais plus seul

Me sentant en confiance et sorti de l’isolement, il ne m’a pas été difficile d’exposer à la psychologue dès mon premier rendez-vous mes difficultés et les idées noires qui ont traversé mon esprit. Cette professionnelle m’a bien expliqué les sujets sur lesquels nous allions travailler. J’en suis sorti très apaisé et plus confiant que jamais puisqu’elle m’a dit que j’allais me reconstruire et rebondir.

Désormais, j’ai bien mieux conscience de ce qu’il m’arrive et, surtout, je n’ai plus à en avoir honte. Je vais reconquérir l’espace professionnel qui est le mien, reprendre ma place. Le métier de plombier est pour moi l’un des plus beaux métiers du monde et je vais prouver à certaines personnes qui m’ont causé des problèmes que je suis toujours là.

Je ne vous remercierai jamais assez. Je n’aurais pas fait moi-même la démarche de m’adresser à un psychologue, alors que j’en avais tellement besoin

Denis LIEUTAUDArtisan plombier bénéficiaire dispositif APESA Provence

Nouveau départ pour une nouvelle vie !

Agent immobilier de père en fils, mon destin était tout tracé et pourtant la vie en a décidé autrement.

Grâce au dispositif APESA j’ai appris à changer, accepter, m’adapter et prendre un nouveau départ.

Voici comment :

Après 25 ans d’immobilier, je dois liquider mon entreprise.

En 2014, face aux difficultés économiques, je dois placer ma société en sauvegarde de justice. Les conséquences psychologiques sont terribles, au point que le Tribunal de Commerce de Saintes remplit avec mon accord une fiche de signalement de risque auprès de l’association APESA.

Très rapidement, je suis mis en relation avec Mme DELABARRE qui organise très rapidement un rendez –vous avec l’une des psychologues du dispositif.

Les séances d’accompagnement psychologique m’aident à prendre conscience des problèmes, à les hiérarchiser et les traiter mais les 5 séances prévues deviennent insuffisantes car les problèmes accumulés sont à la fois professionnels et personnels.

Petit à petit je reprends confiance en moi, en mes compétences et je finis par accepter que cesser mon activité fait partie des solutions envisageables pour reprendre goût à la vie et avancer.

En février 2015, c’est la fin de tout, je cesse mon activité et ma compagne me quitte.

De nouveaux problèmes apparaissent, je n’ai plus de revenus, je m’inscris à Pôle Emploi mais je suis obligé de demander le RSA car ma qualité de gérant de société ne me donne pas droit aux allocations chômage.

Rapidement submergé par les dettes, la banque me fiche interdit bancaire pour usage abusif de la carte bancaire et chèques sans provisions.

Grâce à l’assistance psychologique APESA j’affronte les problèmes, je vends la maison et rétablis ma situation financière et j’obtiens en fin d’année la levée de l’interdit bancaire.

Plus à l’aise et libéré des soucis de l’entreprise, je postule à des offres d’emploi répondant à mes compétences mais je me heurte à des difficultés imprévues : je suis soit trop vieux soit trop compétent, je le constate rapidement lors de mes entretiens avec des agences immobilières.

Ce constat ne me décourage pas, bien au contraire, et grâce à lui je réalise que je suis à un tournant de ma vie professionnelle et personnelle.

Après avoir résolu les problèmes d’interdit bancaire, les choses s’accélèrent, je prends rendez-vous avec Pôle Emploi et leur expose mon projet de création d’entreprise. Le service formation accepte la prise en charge de la formation en expert immobilier et je pars sur Paris début avril 2016.

Lors de cette formation, je réalise que l’expertise immobilière est mon credo, je m’éclate, je fais de belles rencontres de dirigeants d’entreprises sur toute la France ce qui me permet de prendre la température du marché immobilier et me conforter dans mon projet.

De retour à mon domicile, je constitue mon dossier de création d’entreprise, je contacte la CCI, Pôle Emploi etc… Pour obtenir un maximum d’aide pour créer mon entreprise, car je n’ai que le RSA pour vivre.

Début juillet 2016, mon passé me rattrape, la banque m’assigne au Tribunal de Commerce pour obtenir le remboursement d’un prêt contracté par mon entreprise en 2011, et mon ancienne compagne me réclame de l’argent.

Mais aujourd’hui j’ai changé, j’ai appris à relativiser et faire appel aux personnes compétentes pour traiter les soucis en fonction de leur nature.

Je suis satisfait du développement de ma nouvelle entreprise, je prends plaisir à travailler, rencontrer et faire partager mon expérience.

Je réalise que ce qui aurait pu être la fin de tout s’est révélé, en réalité, le commencement d’une nouvelle vie.

Je prends plaisir au quotidien, j’ai adhéré à des clubs d’entreprise où je rencontre d’autres chefs d’entreprise soucieux de développer leur réseau et partager leurs compétences.

J’ai retrouvé la joie de vivre, je fais du sport et rencontre de nouvelles personnes dès que je le peux.

Pour le moment, ma nouvelle entreprise ne me permet pas de me prendre de rémunération mais le chiffre d’affaires paye les charges de fonctionnement, ce qui est un bon début après 3 mois d’exploitation.

Toujours soucieux de partager mon expérience APESA, c’est avec une réelle émotion que j’aide l’association pour aider les chefs d’entreprise et tenter de faire comprendre qu’il n’existe pas qu’une seule vérité, qu’il faut parfois mettre un mouchoir sur sa fierté plutôt que de tout perdre.

Cesser une activité parce qu’elle ne dégage pas de quoi faire vivre son dirigeant n’a rien de honteux bien au contraire, dans ce choix, le chef d’entreprise fait preuve de bonnes qualités de gestionnaire.

Sur le plan humain je suis sorti grandi, posé et j’ai acquis l’assurance dont je manquais il y a quelques années. J’ai fait de nouvelles connaissances très enrichissantes et j’ai désormais plein de projets en tête que je prévois de réaliser à court ou moyen terme.

Voilà pourquoi le dispositif est salutaire pour les petits patrons comme moi, souvent impuissant face aux institutions qui enfoncent chaque mois un peu plus l’entreprise par le coût démesuré de leurs cotisations, dont le mode de calcul est incompréhensible.

Sans l’initiative APESA que je salue, je ne pense pas que j’aurais eu la force, ni le courage, de me relancer dans l’aventure du chef d’entreprise alors pour conclure un seul mot s’impose :

MERCI !!!

Stéphanebénéficiaire du dispositif APESA 17

C’est surtout des remerciements concernant la cellule mise en place. Sans la secrétaire de ce tribunal et des personnes qui m’ont suivi je n’aurais jamais surmonté cette dure épreuve et ne serais certainement plus là pour témoigner.

Genevièvebénéficiaire du dispositif APESA 17

Quel président de juridiction commerciale, quel juge des procédures collectives ne s’est pas posé un jour la question :
Que va faire cet homme ou cette femme qui vient d’entendre prononcer la mise en RJ ou en LJ de son entreprise?
Certes la décision prise était la seule possible, certes il (ou elle) a confirmé sa demande mais devant toute cette souffrance humaine qui vient de s’exprimer
que pouvons nous faire? Le grand vide s’est installé, les pleurs ou les phrases inquiétantes laissent planer un grand malaise et moi qui préside je ne sais que faire…

C’est pour avoir vécu cet état et ressenti le malaise d’autres juges de notre Tribunal que nous avons rejoint le dispositif APESA.

Pouvoir dire à un débiteur : voilà nous avons mis en place les moins mauvaises solutions pour votre entreprise mais maintenant prenons quelques minutes pour parler de vous.
Nous pouvons, si vous en êtes d’accord, vous faire aider.
Croyez moi ces simples phrases changent TOUT.
Une petite détente peut s’installer, un autre dialogue s’ouvrir et on ne quitte plus le Tribunal en se disant : cette personne peut mettre fin à ses jours et je n’ai rien à lui proposer!
C’est très simple, c’est assez bref en général mais cette main tendue peut redonner un sens de Vie à l’autre et bien certainement contribue à en donner un autre à la nôtre…

On peut toujours trouver toutes les bonnes raisons de ne pas faire.
On peut aussi considérer que tendre une main est essentiel.
Sans bruit, sans jugement, simplement en n’acceptant pas le nombre de suicides de chefs d’entreprises dans notre pays comme une fatalité.

Serge FaguierPrésident du tribunal de commerce de Laval

Mon métier m’a confronté à toutes sortes de situations. Et pourtant, rares sont les moments où nous pouvons nous laisser gagner par l’empathie. Ce monde des chiffres confronté à celui de la loi ne laisse que peu de place aux sentiments, aux manifestations, aux réactions, de joie ou de détresse.

Notre objectif : la santé de l’entreprise. Mais qui pour s’occuper de la santé de celui qui prend des risques pour elle ?

Nous tous, experts comptables, mandataires, greffiers, juges, assureurs… qui accompagnons ces chefs d’entreprises dans l’aventure humaine qu’ils conduisent, sommes bien démunis lorsque nous sommes confrontés à la détresse de ceux d’entre eux qui doivent y mettre un terme.

C’est pourquoi, lorsque dans le cadre de mon activité parlementaire j’ai rencontré Marc Binnié, Greffier du Tribunal du Commerce de Saintes, j’ai immédiatement soutenu le dispositif APESA qu’il me présentait.

Les PME sont la pierre angulaire de notre économie: on en compte 2,4 millions en France, c’est 96 % des entreprises françaises, soit 2 emplois sur 3. La majorité des patrons de PME connaissent bien leurs salariés, ainsi que leurs familles. Un échec entrepreneurial dans ce contexte met l’entrepreneur directement face à sa responsabilité sociale, difficulté supplémentaire lorsqu’on évolue déjà dans un environnement où l’échec est tabou et où la solidarité est rare. La détresse psychologique du chef d’entreprise qui subit un revers est ainsi aggravée, et peut l’être d’autant plus en fonction du contexte familial.

Ce constat vaut pour tous les secteurs d’activités, qu’il s’agisse du monde agricole, de l’artisanat, de l’industrie, du commerce ou de la prestation de services…

Nous devons être en capacité d’apporter une aide à ces hommes et ces femmes en souffrance. APESA répond à un réel besoin de celui qui doit faire face et surtout rebondir. Il répond également au désarroi des professionnels qui doivent l’accompagner dans la fin programmée de l’aventure qui était la sienne.

Je souhaite que bientôt dans notre pays, un cadre réglementaire puisse permettre qu’un tel dispositif de formation et de prévention soit accessible à chacun.

Bernard LalandeSénateur de la Charente-Maritime, Expert-comptable, Commissaire aux comptes

Consulter le témoignage en ouvrant le PDF suivant : Bulletin_49_IFPPC_05_2016 page 12

Maître Delphine RaymondAgriculteurs en difficulté : témoignage d’une mandataire judiciaire

Dans le cadre de la mise en place du plan de prévention du suicide des chefs d’entreprise, il m’est apparu intéressant de livrer, en quelques lignes, mes impressions et mon ressenti sur ma pratique professionnelle face à ce sujet d’actualité.

Convaincue depuis toujours de l’aspect primordial de l’humain de la profession de mandataire judiciaire, que j’exerce depuis un peu plus de cinq ans maintenant, j’avais été particulièrement intéressée par la rencontre de sensibilisation qui avait été organisée il y a quelques mois autour de l’équipe de Monsieur DOUILLARD, psychologue clinicien, coordinateur du programme régional de santé chargé de la promotion de la santé mentale et de la prévention du suicide.

Nous sommes effectivement trop souvent confrontés, dans nos professions, à la détresse des chefs d’entreprise qui se sentent seuls face à leurs angoisses et face à un certain sentiment de culpabilité inévitable, qui peut les conduire parfois à l’irréparable.

Nous ne pouvons apporter une réponse adaptée qu’en privilégiant l’écoute et le dialogue et en consacrant plus de temps aux personnes que l’on détecte comme « fragiles », sans pour autant avoir été formés pour gérer ces situations délicates.

Les conseils avisés d’un professionnel et l’approche différente que Monsieur DOUILLARD et son équipe ont pu nous apporter, tant à nous, professionnels, qu’à nos collaborateurs qui sont également « en première ligne », ont été autant de pistes et de clés qui nous sont utiles dans notre pratique quotidienne.

Comprendre le mécanisme de la crise suicidaire, en connaître les signes précurseurs et apprendre surtout à poser les bonnes et les vraies questions, sans avoir peur de blesser ou d’aller trop loin, sont les points essentiels que j’ai retenus des diverses interventions.

L’analyse des facteurs de risques et des facteurs dits « de protection » permet aussi d’évaluer et de gérer nos inquiétudes et de « passer le relais » à des professionnels quand cela s’avère nécessaire.

J’ajoute que, pour ma part, j’ai déjà fait appel à l’équipe de Monsieur DOUILLARD pour deux personnes qui ont pu bénéficier chacune d’une prise en charge adaptée et je dois dire que c’est un grand soulagement pour nous, qui ne sommes plus isolés face à ces problématiques qui ne sont malheureusement pas un cas d’école.

Entourés, nous nous sentons mieux armés !

Maître ROUSSELOT-GEGOUEMandataire Judiciaire

“Le dispositif APESA relève non seulement de la “Jurisprudence Thérapeutique” mais également de la “Justice Procédurale ». Je pense qu’APESA soulève des questions importantes. Les principes d’APESA peuvent aussi être rattachés au concept de « Justice durable », dès lors que ce concept a un caractère global incluant d’autres notions telles que la Justice Procédurale, la Justice Thérapeutique, la Justice non-accusatoire, la justice résolutive de problème, la médiation judiciaire, la justice interculturelle, la justice restauratrice et plus largement tous courants dont la pensée et la pratique professionnelle ont pour finalité d’améliorer les relations humaines, la qualité des relations sociales, et le bien-être en général.

M. Xavier de Savornin LohmanFondateur du centre pour la justice durable

En tant que psychologue libérale, je suis amenée à recevoir régulièrement des personnes en difficulté et parmi certaines d’entre elles des personnes présentant des risques suicidaires.
Néanmoins, nous sommes, mes confrères et mes consœurs conscient(e)s que la démarche qui est de prendre un RDV avec un(e) psychologue reste une initiative loin d’être simple à faire et que malheureusement bon nombre de personnes restent éloignées de nos bureaux.
Quand il nous a été proposé d’intégrer le dispositif APESA 50 (Manche), nous avons été nombreu(ses)x à répondre présents (20 psychologues). Nous y avons vu l’opportunité de rendre plus simple l’accès à nos accompagnements, de lever les idées préconçues liées à l’accompagnement psychologique (folie, maladie…) et surtout de faire partie d’un réseau au service des chefs d’entreprise en souffrance aiguë.
Pour assurer le bon fonctionnement du dispositif, nous nous sommes formé(e)s aux procédures collectives en assistant à plusieurs audiences dans les tribunaux de commerce de notre département, nous avons également fait évoluer nos pratiques, en contournant notre habitude professionnelle qui est d’attendre que la prise de contact se fasse par le futur patient. Aujourd’hui, c’est nous qui, sur la base d’une fiche alerte rédigée et envoyée par les sentinelles, contactons le chef d’entreprise. L’expérience se faisant, force est de constater que les chefs d’entreprise s’en trouvent soulagés, admettent qu’ils n’auraient, pour beaucoup, pas pris cette initiative et se disent, pour la majorité, satisfaits que ce dispositif existe.
En effet, lors du premier contact, nous nous trouvons, très souvent face à des chefs d’entreprise abattu(e)s, épuisé(e)s, coupables de ne pas avoir trouvé d’autres solutions que la procédure collective, soucieu(ses)x de l’avenir, de l’image qu’ils vont donner. Autrement dit, ces personnes sont comme arrêté(e)s dans leur vie.
Tout le challenge de nos accompagnements, c’est de permettre à ces femmes, à ces hommes de pouvoir découvrir un espace (le bureau du psychologue) où avant tout elles-ils redeviennent une personne à part entière.
Grâce aux différentes méthodes des psychologues du réseau APESA 50 (psychologie analytique, gestalt thérapie, programmation neurolinguistique, analyse transactionnelle…) et selon les dires des différent(e)s chefs d’entreprise déjà accompagnés, ces dernier(e)s peuvent enfin poser leur valise dans un endroit neutre, bienveillant où un(e) thérapeute est là pour l’écouter, sans jugement, pour l’aider à mieux gérer ses émotions, l’accompagner pour lui permettre de traverser cette période chaotique et l’équiper d’outils lui permettant de retrouver son autonomie d’action.
Après bientôt 2 ans d’existence, APESA 50 a permis à plus de 30 chefs d’entreprise d’être accompagnés par un(e) psychologue du réseau. Le recul et le suivi de ces accompagnements nous permettent d’être assuré(e)s du bien-fondé d’une telle démarche et de sa nécessité de la développer et de la généraliser.

Angélique BRUANTPsychologue du travail & Co-Gérante d’Alter nativ’CO

Il y a environ 9 ans, lorsque je suis arrivée au greffe, au service des procédures collectives, je ne m’attendais pas à accueillir des personnes en grandes difficultés non seulement financières mais surtout psychologiques.
Mes collègues ainsi que mes greffiers m’avaient appris au fil du temps, à gérer ces situations mais en rentrant à la maison, c’était l’effondrement : tout le « mal-être » des gens avait envahi, malgré tout, ma tête et mon cœur.

C’est arrivé plusieurs fois où j’avais une boule au ventre car j’avais peur pour un/une débiteur(trice), LE sentiment que la personne risquait de mettre fin à ses jours pour ne plus souffrir. J’avais ce sentiment d’impuissance, du fait que la personne en face de moi me parlait, « vidait son sac », alors que moi, je ne suis qu’une employée de greffe. Je me disais : « Et si la personne passait à l’acte, ça sera également de ma faute, car je n’ai pas su écouter, conseiller, etc. ». Et je pensais souvent : « mais que peut-on faire pour soulager ces gens en souffrance psychologique, comment leur rouvrir les yeux sur la vie ? ». Je ne suis pas psychologue, et personnellement, j’en ai pas la carrure, alors, que faire ?

Et puis un jour, Maître BINNIE nous parle d’un projet : celui de mettre en contact les débiteurs en grandes détresses psychologiques vers des médecins spécialisés (psychologues, psychiatres…).

Mon sentiment du moment (et encore aujourd’hui) : SOU-LA-GE-MENT !

En effet, je peux me concentrer plus sur mon accueil/téléphonique sans appréhension car je sais qu’il existe une carte JOKER : la fiche alerte APESA !

Nous avons eu des formations avec les professionnels ce qui nous a permis de « reconnaître » les personnes en difficultés psychologiques, et ainsi de pouvoir prendre du recul dans certaines situations.

Depuis que nous avons ce « JOKER », et nous l’avons enclenché à plusieurs reprises, je suis plus sereine pour accueillir les gens, et c’est plus simple pour expliquer le déroulement des procédures… Je sais qu’on ne peut pas sauver tout le monde, mais si on peut y contribuer en les aidant déjà moralement…

Les débiteurs en grandes difficultés psychologiques sont surpris de l’existence de ce dispositif, ils ne se sentent plus seuls au monde, peuvent ENFIN parler à quelqu’un extérieur à la vie familiale et amicale, autre que le médecin de famille, c’est pour eux une écoute « vierge » mais qui connaît le problème rencontré par les chefs d’entreprises. Ils n’ont plus ce sentiment d’être « les oubliés » de la société française.

Je suis contente et fière de l’existence de ce dispositif.

Astrid LABYService Procédures Collectives - Greffe du Tribunal de Commerce de Saintes