Bibliographie APESA

Les créateurs du dispositif Apesa, conscients que le caractère artisanal des conditions de sa naissance risquait de menacer sa pérennité, ont souhaité l’ancrer solidement dans une réflexion pluridisciplinaire, à la recherche de ce que Roger Caillois aurait pu appeler des « cohérences aventureuses » et Octavio Paz, un « point de convergence ».

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Ouvrage collectif - La reconnaissance, des revendications collectives à l'estime de soi

Auteurs : Ouvrage collectif, avec les contributions de : Christophe André, Philippe Braud, Jean-Pierre Brun, Véronique Duviard-Marsan, Nancy Fraser, Lisa Friedmann, Axel Honneth, Jacques Ion, Emmanuel Renault, François de Singly, Tzvetan Todorov…
Type : Livre
Titre: La reconnaissance, des revendications collectives à l’estime de soi
Références publication : La petite bibliothèque des sciences humaines
Date : 25 mai 2013
Citations : « Notre besoin de « reconnaissance » est incommensurable. Impossible aujourd’hui de lire un journal, de regarder une émission, de surfer sur Internet sans lire ou entendre le mot une dizaine de fois : besoin d’être reconnu dans le couple, au travail, socialement, politiquement, besoin d’être reconnu comme victime…, la « quête de reconnaissance » est un « phénomène social total » (pour reprendre le titre de l’ouvrage d’A. Caillé, La Découverte, 2007). La soif de reconnaissances touche aussi bien les individus que les groupes. Au travail, elle concerne toutes les organisations, privées ou publiques, et toutes les professions, du bas en haut de la hiérarchie et prend la forme de revendications de salaires, de statuts, mais aussi une demande plus générale et plus diffuse qui porte sur la personne elle-même, le « respect » et la dignité que chacun estime dus.

Mais de quelle reconnaissance parle-t-on ? Ne s’agit-il pas d’un concept fourre-tout ? Nombreux sont ceux qui se sont interrogés, d’hier à aujourd’hui, sur le besoin de considération collective ou individuelle, sur ce qui se joue « sous le regard de l’autre ». »


RICOEUR Paul

Auteur : RICOEUR Paul
Type : article
Titre: L’acte de juger
Références publication : revue Esprit
Date : juillet 1992
Citations :  » L’acte de juger a pour horizon un équilibre fragile entre les deux composantes du partage: ce qui départage ma part de la vôtre et ce qui, d’autre part, fait que chacun de nous prend part à la société.
Cette juste distance entre les partenaires affrontés, trop près dans le conflit et trop éloignés l’un de l’autre dans l’ignorance, la haine ou le mépris, qui résume assez bien je crois

Type : livre
Titre: soi-même come un autre
Références publication : Editions du Seuil
Date : mars 1990
Citations : « La possibilité d’un conflit surgit alors


TRONTO Joan - Un mode vulnérable, pour une politique du care

Auteur : TRONTO Joan
Type : livre
Titre: Un monde vulnérable, pour une politique du care
Références publication :Editions de la découverte
Date : 2015
Citations : « la sollicitude est associée à la sphère privée, au domaine de l’émotion et à ceux qui sont dans le besoin; s’en préoccuper est donc un signe de faiblesse. Dévaloriser la sollicitude comme travail et la situer dans des états triviaux, privés et émotionnels rend difficile la compréhension de ses ramifications plus générales, qu’elles soient sociales, morales ou politiques. » p155

« la vulnérabilité a d’importantes conséquences morales. Elle apporte un démenti au mythe selon lequel nous serions des citoyens toujours autonomes et potentiellement égaux. » p 181

« Je propose plutôt de considérer la position de l’autre telle que lui-même l’exprime: nous nous trouvons ainsi engagés du point de vue de l’autre et non pas simplement en supposant que l’autre est exactement à l’identique de nous-mêmes. » p 182


BANDES Susan A. - Compassion and the rule of law

Auteur : BANDES Susan A.
Type : article
Titre : Compassion and the rule of law
Références publication : International Journal of Law in Context – Volume 13, Issue 2 
Date : décembre 2016
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GARAPON Antoine - Bien juger - Essai sur le rituel judiciaire

Auteur : GARAPON Antoine
Type : livre
Titre : Bien juger – Essai sur le rituel judiciaire
Références publication : Edition Odile Jacob Collection OPUS
Date : Mars 1997
Résumé : Imaginons un instant que vous assistiez pour la première fois à une audience. Nul doute que vous seriez plus frappés par l’étrange spectacle qui se déroulerait sous vos yeux que par la discussion juridique. C’est que, avant d’être une faculté morale, juger est un événement. Avant qu’il y ait des lois, des juges, des palais de justice, il y avait, selon Antoine Garapon, un rituel. Ce livre s’attache donc à en dévoiler toutes les facettes, montrant par exemple comment l’espace de la salle d’audience est agencé pour culpabiliser et inhiber le prévenu, le soumettre à l’ordre judiciaire.Les juges peuvent-ils se passer de cette mise en scène pour bien juger ? C’est à cette question que s’attache ensuite la réflexion d’Antoine Garapon à travers, notamment, la comparaison des systèmes judiciaires français et américain, l’analyse de l’intrusion des médias dans le temps du procès, et le recours à certaines œuvres d’Eschyle, de Freud et de Kafka. Si la philosophie du droit est une recherche du juste in abstracto, à travers l’idéal et la règle, ce livre montre que la quête du « bien juger » oblige à s’immerger in concreto dans l’expérience de l’acte de juger. Il n’existe donc pas de jugement « pur », car, en faisant quotidiennement l’expérience du mal, de la cruauté des hommes, de la résistance des faits, du caractère périssable de la cité politique, de la fragilité des preuves et de la forclusion de la vérité, la justice est aux prises avec la matière humaine brute.


PUIGELIER Catherine - Justice et psychologie

Auteur : PUIGELIER Catherine
Type : livre
Titre : Justice et Psychologie
Références publication : Mare et Martin
Date : Juillet 2016
Résumé : La justice et la psychologie traversent des chemins communs. L’intelligence (qu’elle soit naturelle ou artificielle) donne forme à la science de la cognition et la science de la cassation.

L’ouvrage rassemble deux contributions « Intelligence et droit » et « Science de la cognition et science de la cassation » présentées lors de la séance inaugurale du Master psychologie de la cognition du 26 octobre 2015 de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE) de Paris.


ROULAND Norbert - L'anthropologie juridique

Auteur : ROULAND Norbert
Type : livre
Titre: L’anthropologie juridique
Références publication : Paris, Les Presses universitaires de France, Collection “QUE SAIS-JE ?”, n° 2528.
Date : 1990
Citations : « L’anthropologie juridique nous rappelle ensuite que nous devons nous rendre maîtres du Droit, le confier à l’homme, et non l’inverse. Avant de s’inquiéter de son inflation, nos sociétés l’ont adulé, alors que d’autres le méprisaient. Notre avenir se situe peut-être dans la voie indiquée par nombre de sociétés traditionnelles : un Droit réduit à ses justes mesures, et davantage lié à l’éthique. » p 124


SUPIOT Alain

La gouvernance par les nombres

Auteur : SUPIOT Alain
Type : livre
Titre : La gouvernance par les nombres
Références publication : Fayard, poids et mesures du monde
Date : 2017
Résumé : Le sentiment de « malaise dans la civilisation » n’est pas nouveau, mais il a retrouvé aujourd’hui en Europe une intensité sans précédent depuis la 2nde Guerre mondiale. La saturation de l’espace public par des discours économiques et identitaires est le symptôme d’une crise dont les causes profondes sont institutionnelles. La Loi, la démocratie, l’État, et tous les cadres juridiques auxquels nous continuons de nous référer, sont bousculés par la résurgence du vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul. Réactivé d’abord par le taylorisme et la planification soviétique, ce projet scientiste prend aujourd’hui la forme d’une gouvernance par les nombres, qui se déploie sous l’égide de la « globalisation ». La raison du pouvoir n’est plus recherchée dans une instance souveraine transcendant la société, mais dans des normes inhérentes à son bon fonctionnement. Prospère sur ces bases un nouvel idéal normatif, qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes. Porté par la révolution numérique, ce nouvel imaginaire institutionnel est celui d’une société où la loi cède la place au programme et la réglementation à la régulation. Mais dès lors que leur sécurité n’est pas garantie par une loi s’appliquant également à tous, les hommes n’ont plus d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux. Radicalisant l’aspiration à un pouvoir impersonnel, qui caractérisait déjà l’affirmation du règne de la loi, la gouvernance par les nombres donne ainsi paradoxalement le jour à un monde dominé par les liens d’allégeance.

Homo juridicus, Essai sur la fonction anthropologique du Droit

Auteur : SUPIOT Alain
Type : livre
Titre : Homo juridicus, Essai sur la fonction anthropologique du Droit
Références publication : Editions du Seuil, Points, Essais
Date : 2009
Citations : « Après tout, le scientisme se situe dans le droit-fil du montage anthropologique de l’Occident moderne, qui perçoit l’Homme à la fois comme esprit capable de connaître et maîtriser l’ensemble des lois qui gouvernent l’Univers et comme chose soumise  à ces lois. A seulement été perdue en chemin la figure du Tiers garant de l’identité, c’est à dire la dimension institutionnelle de l’humain. » P 71


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BELLHASEN Mathieu - La santé mentale, vers un bonheur sous contrôle

Auteur : BELLHASEN Mathieu
Type : livre
Titre: La santé mentale, vers un bonheur sous contrôle
Références publication : La fabrique éditions
Date : 2014
Citations : « derrière les termes de « souffrance psychique », de « dépression », de « douleur morale », de « mal-être », si galvaudés par la langue santé-mentaliste, nous oublions des enseignements simples de la vie: souffrir fait partie de notre condition humaine, limiter nos souffrance est un travail que ous tentons au quotidien avec plus ou moins de succès. Vouloir éliminer  ces souffrances est une utopie persistante qui s’actualise avec les définitions contemporaines de la mentale. » p101-102


BRISSONNETTE Jean-François, CRETOIS Pierre et alii - La dette comme rapport social. Liberté ou servitude ?

Auteur : BISSONNETTE François, CRETOIS Pierre et alii
Type : livre
Titre :  La dette comme rapport social. Liberté ou servitude ?
Références publication : Le Bord de l’eau
Date : 2017
Citations :


DURKHEIM Emile

De la division du travail social

Auteur : DURKHEIM Emile
Type : livre
Titre:  De la division du travail social
Références publication : Félix Alcan
Date : 1893
Citations : « Est moral, tout ce qui est source de solidarité, tout ce qui force l’homme à compter avec autrui, à règler ses mouvements sur autre chose que les implusions  de son égoïsme. » p470

Le suicide

Type :  livre
Titre: Le suicide
Références publication : Petite bibliothèque Payot
Date : 2012
Citations : « Par conséquent, la seule façon de remédier au mal est de rendre aux groupes sociaux assez de consistance pour qu’ils tiennent plus fermement l’individu et que lui-même tienne à eux. Il faut qu’il se sente davantage solidaire d’un être collectif qui l’ait précédé dans le temps, qui lui survive et qui le déborde de tous côtés. » p 446

« Le malaise dont nous souffrons ne vient donc pas de ce que les causes objectives de souffrances ont augmenté en nombre ou en intensité; il atteste, non pas une plus grande misère économique, mais une alarmante misère morale. » p 464

« Une fois qu’on a établi l’existence du mal, en quoi il et de quoi il dépend, quand on sait, par conséquent, les caractères généraux du remède et le point auquel il doit être appliqué, l’essentiel n’est pas d’arrêter par avance un plan qui prévoie tout; c’est de se mettre résolument à l’œuvre. » p 470


GREFFE Xavier - L'artiste-entreprise

Auteur : GREFFE Xavier
Type : livre
Titre:  L’artiste-entreprise
Références publication : DALLOZ
Date : 2012
Citations :


APEL Karl-Oto - Ethique de la discussion

Auteur : APEL Karl-Oto
Type : livre
Titre: Éthique de la discussion
Références publication : Les éditions du cerf
Date : 1994
Résumé : L’éthique de la discussion est une « pragmatique transcendantale » destinée à fonder « la validité universelle d’un principe de justice, de solidarité ». Elle se présente aussi comme une éthique de la responsabilité au sens de Weber ou Jonas.


BALAUDE Jean-François - Les théories de la justice dans l'antiquité

Auteur : BALAUDE Jean-François
Type : livre
Titre: Les théories de la justice dans l’antiquité
Références publication :  Armand Colin
Date :2005
Citations :


CAMUS Albert - Le Mythe de Sisyphe

Auteur : CAMUS Albert
Type : livre
Titre: Le mythe de Sisyphe
Références publication : Folio essais
Date : 2014
Citations : « Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux: c’est le suicide »

Dans cet essai, Camus introduit sa philosophie de l’absurde : la recherche de l’homme vaine de sens, d’unité et de clarté, dans un monde inintelligible, dépourvu de Dieu et dépourvu de vérités ou valeurs éternelles. Est-ce que la réalisation de l’absurde nécessite le suicide ? Camus répond : « Non, elle nécessite la révolte. »


DELSOL Chantal - Dignes parce qu'ils souffrent

Auteur : DELSOL Chantal
Type : Article
Titre : Dignes parce qu’ils souffrent
Références publication : Blog
Date : 2013
Citations :


DEWEY John - Reconstruction en philosophie

Auteur : DEWEY John
Type : livre
Titre: Reconstruction en philosophie
Références publication : Essais folio
Date : 2014
Citations : « La société n’est forte, solide, stable contre les aléas que lorsque ses membres peuvent fonctionner à la limite de leurs capacités, et cela n’est possible que si on prévoit un espace d’expérimentation où l’on pourra prendre des libertés avec la coutume établie et consacrée. Il est probable que l’attribution de cette prime de liberté nécessaire à la manifestation des possibles s’accompagne inévitablement d’une indétermination et d’une imprécision qu’il faut assumer. Toutefois, d’un point de vue social comme d’un point de vue scientifique, l’essentiel n’est pas d’éviter des erreurs mais de faire en sorte qu’elles puissent à l’avenir être mises au service de l’intelligence. » p264-265


DOUEIHI Milad - Pour un humanisme numérique

Auteur : DOUEIHI Milad
Type : livre
Titre: Pour un humanisme numérique
Références publication : La librairie du XXIème siècle, Seuil
Date : 2011
Résumé : Penser l’avenir des sociétés numériques avec les outils de nos traditions humanistes : tel est l’ambition de ce livre. Mais comment créer un humanisme numérique qui aurait intégré les exigences de nouveaux supports que rien ne permet de fixer dans l’espace ni de stabiliser dans le temps ?

Malgré une forte composante technique, qu’il faut interroger et sans cesse surveiller car elle est l’agent d’une volonté économique, le numérique est devenu une « civilisation ». En effet, le numérique modifie nos regards sur les objets, les relations et les valeurs.

Claude Lévi-Strauss a reconnu « trois humanismes » dans l’histoire de l’Occident : un humanisme aristocratique de la Renaissance, un humanisme bourgeois et exotique du XIXe siècle et un humanisme démocratique du XXe siècle. Dans ce livre, Milad Doueihi propose un « quatrième humanisme » numérique, celui de ce siècle débutant.


FLAHAULT François

La méchanceté

Auteur : FLAHAULT François
Type : livre
Titre: La méchanceté
Références publication : Descartes & Cie
Date : 1998
Résumé : À la question de la méchanceté humaine, écrit Primo Levi, que répondre ? La raison ne suffit pas à rendre pensable l’illimitation de notre espace psychique et son possible investissement par un désir sans bornes. Il faut, par imagination active, entrer dans le champ des tensions qu’engendre le fait même d’exister, d’exister avec les autres ou contre les autres.
Aussi l’auteur s’est-il laissé guider par des récits de fiction dans lesquels ces tensions se traduisent par un enchaînement destructeur. En particulier le fameux roman de Mary Shelley, Frankenstein, où l’on peut entendre des raisons d’être méchant que la raison ne connaît pas. Et que nos bons sentiments préfèrent ignorer.

Le sentiment d'exister

Type : livre
Titre:  Le sentiment d’exister
Références publication : Descartes & Cie
Date : 2013
Résumé : « Dans la vie, il n’y a pas que l’argent » : oui, bien sûr. Mais en quoi consiste au juste ce quelque chose d’autre que l’intérêt matériel, et en quoi est-il vital ? Pour répondre à cette question, François Flahault part d’une évidence dont nous faisons quotidiennement l’expérience, mais que la philosophie, contrairement à la littérature, s’est généralement employée à éluder : être conscient de soi-même ne garantit aucunement qu’on se sente vivre. Poursuivant ses recherches antérieures, interrogeant les partis pris sur lesquels se fonde notre tradition de pensée, s’appuyant sur des connaissances nouvelles et des observations concrètes, l’auteur nous entraîne dans une cure de « désidéalisation » et fait redescendre la philosophie du ciel sur la terre. Ainsi dégagé du vieux partage entre matériel et spirituel, de la conception cartésienne du  » sujet  » et de la croyance moderne dans le self, l’être humain apparaît sous un jour nouveau. Il devient alors possible de penser comment la vie en société, au-delà de sa fonction utilitaire, soutient notre sentiment d’exister.


GOYARD-FABRE Simone - La justice Une problématique embarrassée

Auteur : GOYARD-FABRE Simone
Type : livre
Titre : La justice – Une problématique embarrassée
Références publication : Delagrave Editions
Date : 2002
Citations : En effet, le droit, l’envisageât-on à travers les codes ou les lois, ne se condense pas en abstractions formelles et sèches ; il s’adresse aux hommes concrets, et il répond au projet des hommes d’instaurer dans le groupe, en fait, l’équilibre et la sécurité. Il faut donc reconnaître en lui un humanisme qui est une sorte de sagesse pratique. Le problème critique des conditions de possibilité du juridique révèle ainsi la dimension spirituelle de l’homme concret, que la genèse transcendantale du droit met en pleine lumière, si, du moins, nous faisons l’effort, pour trouver la source véritable du droit, d’aller « jusqu’à cette fine pointe où il apparait que la nature de l’homme est de n’avoir pas de nature ».


HICKS Donna - Éloge de la dignité

Auteur : HICKS Donna
Type : livre
Titre: Eloge de la dignité
Références publication : Nouveaux Horizons
Date :2015
Citations : « La dignité et le respect sont deux choses différentes. La dignité est un droit de naissance. […] Je pense que tout être humain mérite de voir son ‘humanité’ respectée, mais les hommes se comportent souvent de manière nuisible envers les autres […] J’opère donc une distinction entre une personne, qui mérite respect et les ‘actes’ de cette personne, qui peuvent ou non mériter le respect. » p. 4-5


HONNETH Axel - La réification

Auteur : HONNETH Axel
Type : livre
Titre: La réification
Références publication : Nrf Essais Gallimard
Date :2014
Citations : « La réification: on définit par là un comportement humain qui viole des principes moraux ou éthiques, dans la mesure où il traite les autres sujets non pas conformément à leurs qualités d’êtres humains, mais comme des objets dépourvus de sensibilité, des objets morts, voire des « choses » ou des marchandises ». p 17

« Si la réification n’est ni une simple erreur de catégorie ni une faute morale, elle ne peut être représentée que sous la forme d’une pratique (Praxis) manquée. » p28


MALHERBE Jean-François - Les crises de l'incertitude

Auteur : MALHERBE Jean-François
Type : livre
Titre : Les crises de l’incertitude – Essais d’éthique critique III
Références publication : Liber
Date : 2006
Citations :


LE BLANC Guillaume - Penser la fragilité

Auteur : LE BLANC Guillaume
Type : article
Titre: Penser la fragilité
Références publication : Revue Esprit
Date : mars-avril 2006
Citations : « Le respect n’est alors rien d’autre que la reformulation morale, c’est-à-dire la reformalisation, de l’égalité première donnée dans le commerce des égaux. Le respect de l’autre comme ego égal à moi, est alors adossé à une structure de reconnaissance qui le rend possible. Pour respecter, il faut alors avoir reconnu l’autre comme son semblable et c’est sous la condition de cette identification que la reconnaissance peut s’exercer et que le respect peut se développer. » p 261


NUSSBAUM Martha - L'art d'être juste

Auteur : NUSSBAUM Martha
Type : livre
Titre: L’art d’être juste
Références publication : Climats
Date : 2015
Citations :  » Le remède n’est pas de rejeter la fantaisie mais de la cultiver de manière plus cohérente et plus humaine; non de substituer des structures institutionnelles impersonnelles à l’imagination, mais de construire des institutions et des acteurs qui incarnent plus parfaitement et protègent, par la solidité institutionnelle, les intuitions d’une imagination sympathique » p 21


PATOCKA Jan - Qu'est-ce que la phénoménologie ?

Auteur : PATOCKA Jan
Type :
Titre: Qu’est-ce que la phénoménologie ?
Références publication : Éditions Millon, collection Krisis
Date : 2002
Résumé : Loin du traité systématique sur la phénoménologie après Husserl et Heidegger, ce recueil est porté par quelques-unes des questions et perplexités fondamentales laissées pendantes par les deux maîtres de Fribourg: qu’il s’agisse du problème de l’autre et de la spatialisation originaire, de la réinterprétation du cogito à travers la conception d’une phénoménologie « asubjective », ou encore de la distinction qu’il faut opérer entre épochè et réduction phénoménologique, la pensée ici au travail nous propose des réponses inédites à des apories bien connues et qui sont susceptibles de constituer, à leur tour, autant de nouveaux départs pour la réflexion.


PELLUCHON Corine - Eléments pour une éthique de la vulnérabilité

Auteur : PELLUCHON Corine
Type : livre
Titre : Eléments pour une éthique de la vulnérabilité
Références publication : Les éditions du Cerf
Date : 2014
Citations : « la considération désigne ce que peut être une conscience élargie qui est capable de bien juger. Elle ne calcule pas, ne soumet pas les choses à des instruments de mesure homogènes, mais elle est capable de les prendre en compte, d’admirer leur éclat ou leur beauté, d’avoir égard à leur petitesse et à leur fragilité et d’avoir une idée de l’ordre ou du chaos dont elles procèdent. La considération est aussi éloignée du déni du réel que de l’insensibilité. » p 304-305.


RICOEUR Paul

L'acte de juger

Auteur : RICOEUR Paul
Type : article
Titre: L’acte de juger
Références publication : Revue Esprit
Date : juillet 2012
Citations :  » L’acte de juger a pour horizon un équilibre fragile enter les deux composantes du partage: ce qui départage ma part de la vôtre et ce qui, d’autre part fait que chacun de nous prend part à la société.
C’est cette juste distance entre les partenaires affrontés, trop près dans le conflit et trop éloignés l’un de l’autre dans l’ignorance, la haine ou le mépris, qui résume assez bien, je crois, les  deux aspects de l’acte de juger: d’un côté, trancher, mettre fin à l’incertitude, séparer les parties; de l’autre, faire reconnaître par chacun la part que l’autre prend à la même société que lui, en vertu de quoi le gagnant et le perdant du procès seraient réputés avoir chacun leur juste part à ce schème  de coopération qu’est la société. »

Soi-même comme un autre

Type : livre
Titre: Soi-même comme un autre
Références publication :  Editions du Seuil
Date : mars 1990
Citations : « …dès lors que l’altérité des personnes, inhérente  à l’idée même de pluralité humaine, s’avère être, dans certaines circonstances remarquables, incoordonnable avec l’universalité des règles qui sous-tendent l’idée d’humanité; le respect tend alors à se scinder en respect de la loi et respect des personnes. La sagesse pratique peut dans ces conditions consister à donner la priorité au respect des personnes, au nom même de la sollicitude qui s’adresse aux personnes dans leur singularité irremplaçable. » p305.

« Traiter autrui seulement comme un moyen, c’est déjà commencer de lui faire violence ». p309.

« La sagesse pratique consiste à inventer les conduites qui satisferont le plus à l’exception que demande la sollicitude en trahissant le moins possible la règle. » p312.

La souffrance n'est pas la douleur

Type : article
Titre: La souffrance n’est pas la douleur
Références publication :  Psychiatrie française
Date : juin 1992
Citations : « La question de la souffrance revêt une dimension éthique et philosophique, dès lors que se rencontrent, dans le même affect, la passivité du souffrir, subi, voire infligé par autrui, et une demande de sens. »


ROMILLY Jacqueline (de)

Auteur : ROMILLY Jacqueline (de)
Type : livre
Titre: La douceur dans la pensée grecque
Références publication : Les belles lettres
Date : 2011
Citations :


ROSSET Clément

Auteur : ROSSET Clément
Type : livre
Titre: La philosophie tragique
Références publication : Puf
Date : 2014
Citation : « L’homme se tue de n’être pas susceptible d’atteindre le bonheur de la vie, ce qui ne saurait nous étonner, puisqu’il n’y a pas de bonheur de la vie et que la vie est tragique par essence. On voit que l’homme tragique s’estime parce qu’il tient la vie à plus bas prix, et que l’homme suicidé se mésestime parce qu’il
l’estime à plus haut prix. » (…) Ils nous apparaît avec évidence que la source suprême de l’estime de soi n’est autre que la révélation tragique. » p 77

« La cascade de suicides à laquelle on assiste de nos jours s’explique par un équilibre empoisonné et funeste entre l’homme et sa condition, et non pas par ce désé-
quilibre dénommé tragique entre l’homme et le monde par lequel les penseurs aux idées courtes, (…) prétendent expliquer la crise du monde moderne. » p176


SEN Amartya

Auteur : SEN Amartya
Type : livre
Titre: L’idée de justice
Références publication : Champs essais, Flammarion
Date : 2012
Citations :


SUPIOT Alain - La gouvernance par les nombres

Auteur : SUPIOT Alain
Type : livre
Titre: La gouvernance par les nombres
Références publication : FAYARD
Date : 2015
Citations :


VEGLERIS Valérie

Auteur : VEGLERIS Valérie
Type : livre
Titre: La consultation philosophique, l’art d’éclairer l’existence
Références publication : Eyrolles
Date : 2010
Citations :  » « Débordés par les évènements, submergés par nos émotions, soumis à nos passions, nous subissons ce qui arrive. Sous la pression des faits extérieurs, nous sommes oppressés. Cette oppression est une souffrance, car subir c’est pâtir. Cette souffrance pet nous rendre psychologiquement malade, c’est à dire incapable de prendre le dessus en influant sur le cours des évènements et en construisant un sens dans lequel nous pouvons nous reconnaître. Quand nous sombrons ainsi, nous oublions que nous sommes dotés d’un esprit, c’est à dire du pouvoir d’utiliser la contrainte afin de nous rendre libre » p 27.


VERNANT Jean-Pierre - Les origines de la pensée grecque

Auteur : VERNANT Jean-Pierre
Type : livre
Titre: Les origines de la pensée grecque
Références publication : Quadrige
Date : 2013
Citations :


VIANO Cristina

Auteur : VIANO Cristina
Type : article
Titre: Théorie éthique et pratique judiciaire: passions et délits passionnels chez Platon, Aristote et Lysias
Références publication : Métis
Date : 2011
Citations :


VILLEY Michel - La formation de la pensée juridique moderne

Auteur : VILLEY Michel
Type : livre
Titre: La formation de la pensée juridique moderne
Références publication : Quadrige Manuels
Date : 2013
Citations :


Nom auteur

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Citations :


Nom auteur

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GODELIER Maurice

Auteur : GODELIER Maurice
Type : livre
Titre: Objets et méthodes de l’anthropologie économique
Références publication : in L’homme, tome 5 n°2 pp 32-91
Date : 1965
Citations :


SMITH Adam

Auteur : SMITH Adam
Type : livre
Titre: Théorie des sentiments moraux
Références publication : Rivages Poche
Date : 2016
Citations : « Quelque degré d’égoïsme qu’on puisse supposer à l’homme, il y a évidemment dans sa nature un principe d’intérêt pour ce qui arrive aux autres, qui lui rend leur bonheur nécessaire, lors même qu’il n’en retire que le plaisir d’en être témoin. » p 43


TIROLE Jean

Auteur : TIROLE Jean
Type : livre
Titre: Economie du bien commun
Références publication : Puf
Date : 2016
Citations : » Autrefois totalement imbriquée dans l’ensemble des sciences sociales et humaines, l’économie a construit son identité propre au XXè siècle au prix d’une déconnexion avec ses disciplines sœurs. La scinece économique a alors forgé la fiction de l’homo oeconomicus, c’est à dire l’hypothèse simplificatrice selon laquelle les décideurs sont rationnels, et donc agissent au mieux de leurs intérêts étant donné l’information dont ils disposent. » (…) Récemment, les économistes sont revenus vers la psychologie pa rle biais de leurs recherches en économie comportementale et en neuro économie. » p165


TORRES Olivier

Auteur : TORRES Olivier
Type : livre
Titre: La santé du dirigeant, de la souffrance patronale à l’entrepreneuriat salutaire
Références publication : de Boeck
Date : 2013
Citations : « Le créatif est souvent fragile. » (…) Entreprendre, c’est se mettre en déséquilibre. innover, c’est se mettre dans la posture, jamais facile, de promouvoir le désordre. » p12

« L’entrepreneur est le soldat des temps modernes, le fantassin qui s’engage volontairement pour occuper le front de la guerre économique mondiale. Le seul problème est que l’on a oublié l’infirmerie. » p13

« Entreprendre, c’est bon pour la santé! » p16


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PAZ Octavio

Auteur : PAZ Octavio
Type : livre
Titre:  Point de convergence
Références publication : Nrf essais Gallimard
Date : 2013
Citations : « La modernité est une séparation. Je donne au mot son acception la plus immédiate de retrait de soi, de désunion. La modernité prend son départ en se détachant de la société chrétienne. Fidèle à son origine, elle est une rupture continue, une incessante séparation de soi; chaque génération répète l’acte originel qui nous fonde et cette répétition est simultanément notre négation et notre rénovation. La séparation nous unit au mouvement de base de notre société et la désunion nous lance à la rencontre de nous-mêmes. Comme il s’agissait là d’un des supplices imaginés par Dante (mais qui pour nous sont une sorte de félicité, notre couronne comme êtres historiques), nous nous cherchons dans l’altérité, nous nous trouvons en elle et, au lieu de nous confondre avec cet autre que nous inventons, et qui n’est que notre reflet, nous nous empressons de nous séparer de ce fantasme, nous l’abandonnons derrière nous et courons à nouveau à la recherche de nous-mêmes, à la poursuite de notre ombre. Une course perpétuelle vers ailleurs, toujours ailleurs – vers quoi, nous ne savons… C’est que nous appelons le progrès. » p 47-48


ROUART Jean-Marie

Auteur : ROUART Jean-Marie
Type : livre
Titre: La noblesse des vaincus
Références publication : Grasset
Date : 1997
Citations : « J’ai toujours aimé les vaincus. Les vainqueurs m’ennuient. Ils ne me parlent pas. D’ailleurs qu’ont-ils à nous dire? Le succès, si riche en images, est pauvre de mots. Il y a dans la victoire quelque chose de métallique, d’inhumain, d’implacable qui glace la sympathie. S’être donné tant de mal pour ressembler à une statue de square avec des lauriers de plâtre ! Et puis le succès n’apprend rien : c’est aussi bête que la chance, que l’argent, que l’amour partagé. Ça n’apporte pas plus d’esprit que de gagner le gros lot. Une ivresse dans une phase terminale. Le but est atteint. La belle affaire ! Les grands conquérants n’aiment pas le succès. Ils le recherchent. Ils brûlent de l’atteindre, mais vite il les dégoûte : il les menace de sa stérile immobilité. Il ne satisfait que les ambitieux inférieurs. Le succès n’est estimable, au fond, que par les rêves qu’il procure : les étoiles qu’il allume, les illusions et les promesses qui éclairent le chemin de leurs lumières trompeuses. Chacun dans son désert se
crée sa dune de sable derrière laquelle il imagine la palmeraie, la félicité et la fin du voyage. On s’était vu grand, ensoleillé, aimé, on se retrouve nu avec dans la main une poignée de cendres.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. D’ailleurs que fait-on d’autre? C’est auprès d’elle que l’on puise ses vraies ressources, que l’on sublime ses revanches. Sans cette halte forcée, il n’y a ni approfondissement ni introspection salutaire. Que faire de cette défaite? C’est le point de départ de toute création, l’aiguillon de toute recherche métaphysique. Cette longue cohorte des vaincus qui défile au son des marches funèbres et des tambours voilés, elle a sa grandeur, une splendeur noire, une noblesse incontestable : elle au moins ne peut avoir été acquise par l’imposture. C’est l’avantage de l’ordre des parias, de la chevalerie de l’échec : personne n’y postule. Les vaincus appartiennent à la même famille. On les reconnaît à leurs yeux encore éblouis, hantés par les causes perdues, et à leurs mains trop fragiles : ratés du train des honneurs, malchanceux du jeu social, plaqués de l’histoire, laissés-pour-compte de la gloire, ils sont marqués de cette ombre qui s’insinue sur leur visage et leur traverse l’âme. Comme ils sont fraternels ! On a envie de leur tendre la main, de les écouter. Ils nous parlent et soudain on croit entendre le son de sa propre voix. Ils attendent qu’on leur rende justice. Mais eux aussi ont leur gloire. On les honore en secret. Chacun a sa liste, son préféré, son ange gardien. »


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Vincent Catherine

Auteur : VINCENT Catherine
Type : livre
Titre: Justice et Miséricorde, Discours et pratiques dans l’Occident médiéval
Références publication : Cahiers de l’Institut d’Anthropologie juridique n°43, Pulim
Date : 2015
Citations :